logiciel as 400

Logiciel AS 400 : le maintien ou la migration, comment choisir ?

Sommaire

Choix stratégique migration

  • Compétences : disponibilité des experts IBM i conditionne le maintien ou la migration et nécessite un plan de montée en compétences.
  • Coûts : évaluer le TCO sur trois à cinq ans, comparer coûts de maintenance, modernisation incrémentale ou réécriture complète.
  • Audit : cartographie des composants, dépendances et tests DRP/BCP pour décider pragmatiquement et piloter la transition et sécuriser le service.

L’AS/400, aujourd’hui connu sous le nom d’IBM i sur Power Systems, a été lancé à la fin des années 1980 et reste au cœur des systèmes d’information de milliers d’entreprises. Le choix entre maintien en condition opérationnelle et migration est une décision stratégique qui repose sur trois critères principaux : compétences disponibles, coûts totaux et risques métiers. Cet article développe un cadre pratique pour aider les décideurs à choisir la bonne stratégie, détaille les composantes techniques à connaître et propose un plan de formation et d’audit pour sécuriser toute transition.

Panorama technique et enjeux pour la décision

IBM i regroupe un système d’exploitation, un SGBD (DB2 for i), des langages historiques comme RPG et COBOL, ainsi qu’une infrastructure matérielle sur Power Systems. Ces éléments forment une plateforme intégrée, souvent optimisée pour la haute disponibilité et les traitements transactionnels. Avant toute décision, il est essentiel d’inventorier la stack complète, les dépendances externes (EDI, interfaces SOAP/REST, jobs batch) et les contraintes réglementaires liées aux données.

Composants clés à inventorier

  • IBM i (versions et correctifs) : connaître la version OS et le niveau de support IBM.
  • DB2 for i : structure des schémas, volumes de données, index et politiques de sauvegarde/restauration.
  • Langages et code métier : RPG, COBOL, CL, et scripts d’automatisation.
  • Connecteurs et interfaces : API, EDI, ETL, et middleware qui lient l’AS/400 au reste du SI.
  • Infrastructure matérielle : modèles Power Systems, redondance, SLA et contrats de maintenance.

Impact sur la sécurité et la continuité

La disponibilité des compétences IBM i influe directement sur le risque opérationnel. Des runbooks obsolètes, un transfert de compétences insuffisant et une documentation imprécise peuvent transformer une panne mineure en incident majeur. Par conséquent, toute stratégie doit intégrer un plan de formation, la mise à jour de la documentation et des tests de reprise d’activité (DRP/BCP) réguliers.

Composantes, support et montée en compétence estimée
Composante Support courant Montée en compétence (jours) Usage typique
IBM i (7.5+) Support IBM actif 5–10 Exploitation et sécurité système
DB2 for i Mises à jour régulières 3–7 Gestion des données transactionnelles
RPG / COBOL Langages maintenus 10–20 Logique métier historique
Power Systems Contrats 3–5 ans 2–5 Hébergement physique et HA

Guide décisionnel : maintenir, moderniser ou migrer

La décision doit être pragmatique et alignée sur la stratégie métier. Trois options principales s’offrent aux entreprises : maintenir en condition opérationnelle, moderniser de façon incrémentale ou migrer complètement (vers le cloud ou une réécriture). Chacune présente des avantages et des inconvénients en termes de coûts, délai et risques.

Maintien en condition opérationnelle

Indiqué lorsque la dette technique est faible, les interfaces sont stables et les équipes maîtrisent la plateforme. Avantages : coûts initiaux faibles, continuité minimale de service. Inconvénients : dépendance compétences, difficulté d’intégration avec des technologies modernes, coût de maintenance croissant à long terme si le parc vieillit.

Modernisation incrémentale

Consiste à remplacer progressivement des modules critiques (API, couche présentation, moteur batch) tout en conservant la logique métier sur IBM i. Avantages : risques couverts, montée en compétences progressive, meilleure intégration. Inconvénients : nécessite gestion de version et tests d’intégration étendus.

Migrer ou réécrire

Adaptée lorsque la plateforme limite l’innovation, ou que la scalabilité et la résilience exigées ne sont pas atteignables. Avantages : modernisation complète, meilleure flexibilité à long terme. Inconvénients : coûts initiaux élevés, durée de projet (souvent 12–36 mois), risque de perte de fonctionnalité si la réécriture n’est pas strictement pilotée.

Plan de formation, audit et externalisation

Quelle que soit la stratégie retenue, un audit technique et un plan de formation sont indispensables. L’audit permet d’identifier les dépendances cachées, les points de rupture et les éléments prioritaires pour la modernisation. La formation doit être pragmatique, orientée « hands-on » et ciblée selon les rôles : opérateurs, DBA, développeurs et chefs de projet métier.

  • Audit et cartographie : inventaire du code, des jobs, des interfaces et des données sensibles.
  • Plan de formation modulaire : sessions d’introduction, labs pratiques, ateliers de résolution d’incidents et mentoring en production.
  • Transfert de connaissances : runbooks, documentation vivante, sessions d’ombrement et enregistrements.
  • Externalisation sélective : confier les phases à risque (cutover, tests de charge) à un intégrateur certifié tout en gardant la gouvernance.
  • Tests et validation : scripts de tests automatisés, tests de performance, exercices de reprise d’activité.

Checklist opérationnelle et planning réaliste

Avant de lancer un projet, établir une checklist et un planning réaliste permet d’éviter les écueils. Prioriser les modules critiques, mesurer le TCO sur 3 à 5 ans et valider les SLA métiers garantissent une prise de décision éclairée. Un planning type comprend : audit (1–2 mois), proof of concept (2–4 mois), courses pilotes (3–6 mois) et déploiement progressif (6–18 mois selon la taille).

En conclusion, la décision maintien vs migration ne se réduit pas à un choix technologique. Elle dépend d’un diagnostic précis, d’une cartographie des compétences, d’une estimation rigoureuse des coûts et d’un planning qui intègre tests et transferts de connaissances. En combinant audit, formations pratiques et externalisation maîtrisée, les entreprises peuvent réduire les risques et optimiser le rapport coût/bénéfice de leur stratégie sur IBM i.

Nous répondons à vos questions

Qui utilise encore AS400 ?

Vous pensez que l’AS/400 est un dinosaure ? Détrompez-vous. Banques, hôpitaux, centres de fabrication et de distribution, détaillants, agences gouvernementales continuent d’y faire confiance, parce que sa fiabilité n’est plus à prouver. J’en ai vu dans une salle serveur qui ronronnait comme une vieille montre suisse, gérant des applications stratégiques sans broncher. Plus de 100 000 entreprises dans le monde utilisent encore l’AS/400 ou ses versions ultérieures pour des missions critiques. Ça rassure les équipes IT, ça oblige à gérer la connaissance, à former, à bosser main à la pâte. Bref, pas mort, seulement bien planté. Et ça mérite réflexion collective.

Comment s’appelle l’AS400 aujourd’hui ?

Si on demande comment s’appelle l’AS400 aujourd’hui, la réponse tient en histoire technique et en habitude. OS/400, l’ancien système d’exploitation natif de la plateforme AS/400, a évolué, et s’appelle désormais IBM i. Les noms ont changé au fil des générations, mais les concepts restent, robustesse, intégration et stabilité. J’ai croisé des équipes qui prononcent encore OS/400 comme un souvenir de formation, d’autres qui parlent d’IBM i avec fierté. Pour les utilisateurs, c’est la continuité qui compte, pas l’étiquette. On apprend, on transfère le savoir, on garde ce qui marche. Et surtout, on planifie les migrations quand nécessaire, ensemble, sans panique.

Quel est le nouveau nom de l’AS400 ?

Quand on se demande quel est le nouveau nom de l’AS400, on navigue dans une généalogie de marques. Application System/400, puis iSeries dans les années 2000, ont laissé place au System i, un mini-ordinateur de la gamme IBM qui a suivi l’évolution matérielle et logicielle. J’aime imaginer une famille d’ordinateurs qui change de prénom à chaque anniversaire, tout en gardant le même tempérament fiable. Les équipes se retrouvent souvent autour de cette continuité, elles partagent la mémoire des systèmes, les procédures, les petites astuces qui sauvent des déploiements. Au final, le nom évolue, la mission reste, et ça rassure beaucoup.

Quel est le prix du logiciel AS400 ?

Sur le prix du logiciel AS400, la réalité n’est pas une réponse unique. Oui, on trouve des annonces d’occasion affichant 430 €, mais c’est souvent anecdotique. Licences, maintenance, formation, migration, compatibilité matérielle, tout ça pèse dans le budget. J’ai vu des services informatiques qui achetaient du matériel ancien à bas prix pour dépanner, puis qui subissaient des coûts cachés en heures homme et en disponibilité. Avant de craquer pour une affaire à 430 €, il vaut mieux faire un plan d’action, chiffrer les risques, consulter l’équipe et jouer collectif pour décider. Discutez en équipe, pesez les coûts réels ensemble maintenant.

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